Le blason de la commune

L'histoire du blason.

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 Les armoiries sont écartelées "de 1er et de 4e cantons de gueules (rouge) à 5 étoiles comprenant chacune sept raies (rayons) d'or; au 2e et 3e cantons d'or à cinq feuilles de nénuphar ou de peupliers de sable (noir)".
 Quand une commune n'a pas d'armoiries anciennes, elle peut adopter celles d'un de ses anciens seigneurs, d'avant la Révolution. C'est le cas de Saint Just-Sauvage.
 Si les armoiries ne sont pas en couleur, le "gueules" se représente par des traits verticaux parallèles, l'"or" par un pointillé, le "sable" par le noir.

Les armoiries communales
Les armoiries communales
©mairie St Just-Sauvage


L'histoire du blason.

 On trouve dans la Revue de Champagne et de Brie, de 1885-1886, page 354-355, la relation d'un voyageur de 1646. Il visite l'abbaye de Macheret, qui se trouvait avant la Révolution sur le territoire de la commune de Saint Just-Sauvage. Il y voit un gisant d'un seigneur de Saint Just-Sauvage, Jean de Salazar, d'origine espagnole mort en 1479.

 Extrait du "Grand dictionnaire historique" de Louis MORERI, Tome 4 .Art. Salazar. Paris 1699.

 Jean de Salazar, gentilhomme du pays de Biscaye, vint en France servir le Roi Charles VII et devint Seigneur de Saint-Just, Marcilly, Mortagne, Laz, Bozonville, Lonzac, Conflans, Fontaine et Issoudin.  Le roi en fit son Ecuyer et conseiller. Il se signala par sa conduite et son courage : on l'appelait le "Grand Chevalier". Sous Louis XI il fut aussi Capitaine de Cent lances de ses Ordonnances. Ce Roi l'estimait au point de lui confier l'avant-garde de son armée à la bataille de Montléry, avec le Sénéchal de Normandie et le sieur de Barbezan. Il s'enferma ensuite dans la ville de Paris pour la défendre contre les Princes ligués. Il commanda quatre cents lances et six mille archers, pour les Liégeois, contre leurs Evêques et soutint en 1469 le siège de Beauvais contre le duc de Bourgogne, sous le Comte de Dammartin et Joachim Rouault, Maréchal de France.
 Dans la suite, Jean de Salazar contribue encore à la conquête de la Franche-Comté, où il eut le gouvernement de Gray et il mourut à Troyes, le 12 décembre 1479. Son corps fut enterré dans l'église du Prieuré de Marcheret près de Méry sur Seine, où l'on voit son tombeau de marbre, sa statue en armes, avec un Dragon à ses pieds et son épitaphe.
 Il avait épousé Marguerite de la Trémoille, fille naturelle de Georges de la Trémoille, Grand Chambellan de France. Ils eurent plusieurs enfants.